SUR L’A ME. Chap. XXIV. 4 8 i
742. Dans ce nouvel état, XHomme peutconserver son Moi , sa Personahté. Son Ame de-meure unie à une petite Machine , dont quelquesFibres ont retenu des Déterminations plus ou moinsdurables.
II peut se faire dans cette Machine, des impul-sions intestines, d’ou naîtront des Songes, qui contri-bueront à fortifier les Déterminations contractéesdans le prémier état, (183. & suiv. 663. & suiv.668.)
743. La marche de la Nature ne se fait pointpar Sauts. Elle prépare de loin, & dans une obscu-rité impénétrable, les Productions quelle expose en-suite au grand jour. Si elle a placé dans la Che-nille le Germe du Papillon, (720.) dans la Graine,le Germe de la Plante qui en doit naître ; pourquoin’auroit-elle pu placer dans le Corps humain le Ger-me d’un Corps qui lui succédera ?
II est donc possible que le Siège de l’Ame ren-ferme actuellement le Germe de ce Corps incorrup-tible ér glorieux dont parle la REVELATION.II est même probable qu’il le renferme; car il est aumoins probable que DIEU ne fait des exceptionsaux Loix de la Nature, que lorsque les Causes secon-des ne peuvent suffire par elles-mêmes à remplir lesvues de SA SAGESSE.
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