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mais cette capacité est renfermée dans certaines li-mites, qui varient en dicterons Individus. On nepeut les ébranler souvent, ou longtems, quelles Ré-prouvent, comme toutes les autres Parties de nôtreCorps, un changement, qui fait naître dans f Ame,ce Sentiment que nous exprimons par le terme defatigue. Cette fatigue est d’autant plus sentie, quele nombre des Fibres ébranlées est plus grand. Carchaque Fibre ayant son degré propre de fatigue, plusla somme des Fibres ébranlées augmente, plus le Sen-timent de la fatigue s’accroît donc en raison com-posée de la longueur du Discours, du degré d’Atten-tion que les Idées exigent, & de la constitution origi-nelle du Cerveau, (533-)
816. Mais, quand on écrit à mesure que l’oncompose, il est bien évident, qu’on n’est pas obligéd'ébranler auífi souvent, ou auíli longtems, la mêmeChaîne de Fibres. On ne craint pas de perdre ceque l’on a concté au Papier : les yeux peuvent à toutinstant le faire rentrer dans la Mémoire. Le Cer-veau n’est pas alors chargé prefqu’à la fois, du dou-ble travail de composer & de retenir. Un legerébranlement dans les Faisceaux représentatifs desParties antécédentes, fulíìt pour instruire l’Efprit dela liaison de ces Parties avec celle qu’il compose ac-tuellement, &c.
817.