SUR L’A ME. Chap. XXVI. 529
termine à se lier plus étroitement à une certaineSensation qu a toute autre.
832. Il suit de-là, que plus le Signe est indé-terminé, plus il est Signe ; car il a plus de capacitéreprisent at rice ; il est propre à exprimer un plusgrand nombre de choses, & de choses plus différen-tes entr elles. Tels font fur-tout les Signes Algé-briques.
S’il arrive souvent que le Signe destiné à repré-senter une Id kc générale, rappelle assez constammentà l’Esprit la même Idée, ou les mêmes Idées particu-lières, c’est par une circonstance absolument étrangèreau Signe entant que Signe ; c’est parce que l’Habi-tude sa enchaîné fortement à telle ou telle Idée par-ticulière.
833. La Statué a éprouvé quelquefois de cesmomens délicieux, où fa Sensibilité se déployant danstoute fa force, concentroit, dans une Sensation uni-que, toutes les Puiíîances de l’Ame. Si elle veutdistinguer par un Signe, cet état, de celui où jouis-sant de Sensations agréables , elle peut néantmoinsdonner son attention à d’autres Sensations, elle nom-mera le premier Volupté , & elle laissera au second lenom de ‘Plaisir.
834. Ses Plaisirs ont été souvent interrom*
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