de la Suisse. 1 91
des Helvétiens & des Cimbres.
qu’il avait en tête, & en combattant ( au rap-port de Valere Maxime) personnellement Marins.Quoiqu’il en soit de cette anecdote , il elì très-avéré que Marins étant d’une stature fort haute& peu ordinaire chez les Romains , jouissantd’une constitution très-robuste & endurcie dèsfa plus tendre jeunesse aux fatigues de la guerre ,avait acquis une force de corps surnaturelle ; &s’étant au surplus appliqué de tout tems auxexercices du corps , il était parvenu à y exceller;il joignait à ces avantages extérieurs, faits pouren imposer à la multitude , un courage héroïque,qui l’animait à payer de sa personne dans tousles combats : il étoit donc tout naturel qu’il lefit dans celui-ci. D’un autre côté , (Jrgétorix douédes mêmes avantages , des mêmes vertus militai-res , comme l’on a vu dans les sections précé-dentes , & dévoré d’ambition, tout comme Ma-rins , devait saisir avec d’autant plus d’avidité lemoment de se signaler par ce combat singulier,qu’il allait décider entièrement la victoire parce moyen. L’armée confédérée & pour lors vic-torieuse passa la nuit sur le champ de bataille,où elle alluma un grand nombre de feux & deflambeaux, asin d’en enlever ses morts & sesblessés; & déplorant la perte d’ Orgètarin , celle
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Avant J. C.
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