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bant íur eux après un quart de conversion, avec —
une fureur fans égale. La cavalerie Romaine fou- An lleRímîC
tint ce choc avec la plus grande valeur, & dans 5 „
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le me me tems les cornets d airain ionnant la Q
charge du côté des Cimbres, tandis que les trom-pettes Romaines en faisaient autant, la mêlée de-vint générale & se soutint jusqu'à midi, avec unavantage à - peu - près égal ; l’acharnement desdeux armées combattantes augmentant d’heureen heure , il ne put en résulter qu’un carnageeffroyable. Enfin les Cimbres énervés, à ce qu’ilparait, par tous les excès d’intempérance, aux-quels ils s’étaient livrés dans leurs quartiers d’hi-ver , & peu habitués aux chaleurs excessives dece climat, en furent accablés à tel point, qu’ilsne purent plus porter à leurs ennemis que descoups faibles & mal assurés} le soleil leur don-nant au visage, les aveuglait de même qu’unepoussière affreuse , qui augmentait les ardeurs deleur soif & l’épuisement qu’elle leur avait occa-sionné. Au lieu que l’armée Romaine, composéede troupes nées dans ces contrées , accoutuméesaux ardeurs de la saison , & contenues par ^ sé-vérité de Marias dans cette sobriété indispensa-ble à la discipline, profita de ses avantages dansce moment décisif, & redoublant la vivacité ds
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