138 Histoire militaire
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Se&ion XV. Intrigues & fin
à s’attacher une multitude de cliens , que César {' e décid
fait monter au nombre de plus de i© mille, dont cessaires
il nourrissait & entretenait la plus grande par- entrepri
tic. Ayant acquis par ce moyen un crédit fans résigna i
bornes dans fa tribu , son éloquence mâle & f a place
analogue au génie Helvétien, lui rendit le même Ingénier
service dans les assemblées générales de la na- faire éli
tion, où il savait manier Pesprit de ses compa- ra le de
triotes à son gré. Orgétorix visant à la place de t es les i
chef suprême de la nation, comme le moyen le con CO n
plus sûr d’en devenir le souverain, gagna au préa- , ^ importa
labié les druides & les bardes par ses largesses , dans cei
puis mit ses talens persuasifs en usage, pour en- cn part
gager les Helvétiens à' faire une émigration gé- d’associi
nérale de toutes leurs tribus & de tous leurs entrepr
alliés, dans les Gaules Cisalpines , en leur repré- succès,
sentant dans diverses assemblées & fêtes militai- ces dei
res, qu’ils étaient trop resserrés pour leur nom- & q U j 1
bre dans un pays hérissé de montagnes inhabita- c hé & f
blés, qui, par cette raison , ne pouvait plus torix a
suffire à leur entretien. Quelque dégoûtés que Séquan
fussent les Helvétiens de toute expédition dans épousé
ce genre, ils se laissèrent néanmoins éblouir par avaient
îe tableau séduisant, qu’Orgétorix prit soin de généra
leur tracer des contrées déja fertilisées , qui for- bassade
ment de nos jours le Piémont & le Milanais, & àc ces