de la Suisse. Los
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Charlemagne & fis fiuccejfiurs.
lemagne , nous apprend que ce grand monarquene savait pas écrire, quoiqu’il fut très-éclairé ,& le protecteur zélé des sciences. Le clergé étantdonc seul instruit, les chanceliers des têtes cou-ronnées étaient des prélats, & les places de secré-taires & de greffiers étaient remplies dans toutesles cours de justice par des moines. Les uns &les autres dressaient leurs actes en langue lati-ne, à la vérité, très - corrompue & remplie degermanismes, mais qui pour cela n’en était pasmoins absolument inconnue à tout laïque. De-venus ainsi les uniques dépositaires & les inter-prètes des loix, maîtres absolus des domaineslaïques , en tant qu’ils dépendaient de ces actes& de ces donations, les ecclésiastiques & les moi-nes parvinrent encore à le devenir de la vie deslaïques, en professant, à limitation des druides,& en exerçant exclusivement la médecine & lachirurgie.
Le haut clergé jouissait, de même que les cha-pitres & les monastères nobles qui en faisaientpartie, de la saveur la plus marquée, du sep-tième au douzième siecle, de la part des souve-rains , qui envisageaient les uns & les autres ,-comme des asyles convenables aux princes & àla haute noblesse, destitués de cette valeur &