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La Suisse aux tems ct Albert I.
depuis 1292, avec les villes impériales de ce pays,de même qu’avec les trois pays d’empite , contre 1le duc Albert, & qui après la mort d’Adolphe,resserrerent pour leur fureté commune les liensde leur confédération , fe mirent par ce moyenà l’abri des usurpations d u nouvel empereur, iln’en fut pas de même d’un grand nombre de ba-rons, vassaux immédiats de l’empire, dont Isgterres étaient limitrophes ou enclavées dans lesdomaines d’Albert, qui furent obligés de renon-cer à cette prérogative, & de se reconnaître vas-saux de la maison d’Autriche. Les trois paysd’empire, plus jaloux que jamais de leur liber-té , & allarmés des acquisitions que Tempereufavait faites de Lucerne & de Clarus, de mêmeque de ses refus réitérés de leur confirmer leursimmunités, portaient un œil très-inquiet fur lesdémarches de leurs voisins , décidés à les soute-nir de toutes leurs forces, s’ils étaient attaquéspar ce monarque. II en était de même des 61 a-ronois , qui protestaient formellement contre lacession que l’abbesse de Seckinguen venait dafaire à l’empereur ,1e jour des rois 1299, de sesdroits suzerains & honorifiques fur leur pays.
Albert irrité depuis longtems contre Zurich j 1qu’il trouvait depuis quelques années par-tout en
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