Service de France. 29
Seiiion II. Louis XI.
vait ces ouvertures de René avec autant de re-connaissance que d’empressement, & qu’elks cau-saient les allarmes les plus vives à Louis XI,dans l’habitude d’entretenir, à grands frais, desespions chez les princes ses voisins, le margraveRodolphe d’Hochberg avait ménagé une suspen-sion d’armes entre le duc Charles & les confé-dérés, puis un congrès à Neuchâtel, afin d’ypacifier ces puissances belligérantes. Quoique nousayons rendu compte de ce congrès infructueux,& de fa rupture, au commencement de la XXXV esection du troisième volume, nous ajouteronsnéanmoins ici: que les margraves d’Hochberg,pere & fils, très-zélés, de même que le princed’Orange, pour les véritables intérêts du duc deBourgogne , lui conseillerent de donner, dans cemoment, tous ses foins à parachever U consoliderla donation du roi de Sicile, qui, lui procurantdes bords de la Méditerranée à ceux de P Océan,de vajìes états j formant une barrière entre l'em-pire & la France, le rendrait également redouta-ble aux empereurs U aux rois de France, dontle fort ferait, de cette maniéré, entre les mainsde la maison de Bourgogne : mais que pour cela ,il fallait sacrifier , de toute nécessité avant touteschoses, à ce projet d’aggrandijfement, son amim-
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