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Tome V.
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Service de France. 6z

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Section III. Charles FIII.

auxquels il en donna les marques les plus fiat- J 49í-teuíes. La garde de Partillerie Française fut con-fiée dès-lors aux troupes de notre nation parCharles & ses successeurs, iusqu’à ce que LouisXIV institua le corps de royal artillerie. Dansles armées Françaises, où il y avait des Suisses,le parc de l’artillerie formait toujours le centrede leur quartier. Nos ancêtres, en guerre avecLouis XII & François I, convainquirent cesdeux monarques, que les lansquenets n’étaientpas auíiì dignes qu’eux de ce dépôt précieux , enenlevant l’artillerie Française à la bataille de No-varre, & sur le point d’en faire autant à cellede Marignan, lorsque le roi accourant avec l’é-lite de ses troupes, parvint à la sauver de leursmains, comme on l’a vu dans le volume pré-cédent.

Mais revenons aux exploits de Charles VIII.

A dix heures du matin, toute l’armée liguée était \

battue & dispersée , quoique trois fois plus forteque celle de ce monarque. Engilbert de la Mark,frere d u duc de Cléves, était colonel général desSuisses durant cette expédition , qui les fit fi vail-lamment combattre à cette bataille , selon Bran- v

tome, comme un gentil prince qiCil efioit. Von vitftlors , dit un auteur célébré, ce que k roi aurait