Service de France. 91Section IV. Louis XII.
nemi, avant qu’il eut le temps de íe fortifier 1509.davantage dans ce poste avantageux, & de lesfoudroyer par son artillerie. Trivulce goûtantcet avis, & rempli de confiance en la bravourede ses troupes, attaqua l’Alviane fans hésiter :mais, comme il fallait franchir un ravin & esca-lader la digue avant que de parvenir aux enne-mis , & que dans cette position , la gendarmerieFrançaise ne pouvait être d’aucun secours auxSuisses; ceux-ci furent repoussés au bout de deuxheures, d’un combat très-fanglant ; l’Alviane s’é-tant défendu, dans ce poste, avec la plus grandevaleur, à la tète de son infanterie Allemande &Albanaise. Si le comte de Pitigliano était accouru,dans ce moment critique, au secours de l’Alvianeavec le reste de l’armée Vénitienne, celle deFrance, bien loin de remporter la victoire, au-rait probablement perdu tous les avantages decette campagne : mais soit jalousie de ce généralcontre l’Alvianç, soit une timidité très-punissa-ble qui lui fit désespérer du sort de cette bataille ;
& ayant, pour le malheur de Venise, le com-mandement en chef, il fit ordonner à son collè-gue de venir le joindre à Vayla, Sc d’abandonnerle poste de la Ghiarradadda ou d’Agnadel.
Cette retraite de l’Alviane devint impossible ;
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