I s 8 Service de F r a n c e.
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Introduction, Section VIII.
I s22. Cependant le maréchal de Foi* agissait de ion
côté, & s’étant emparé du pont de pierre, ilpénétra dans les retranchemens Impériaux, à latête de la gendarmerie, & culbuta du premierchoc le duc de Milan , avec les troupes Italiennes,de maniéré qu’ii se crut pendant quelque teins,assuré de la victoire. Làutrec, qui sur ces entre-laites, avait inutilement essayé son stratagème,se voyant découvert, renforça son frere du restede sa cavalerie , & d’une, partie de son infanterie,pendant qu’il fit prier les Suisses de recommencerleur attaque ; ce que ceux-ci refusèrent, parles raisons ' que nous venons d’alléguer. D’unautre côté, le ducd’Urbin posté avec les troupesVénitiennes, hors de la portée du canon ennemi,.refusa de féconder le maréchal de Foix, mêmepar une fausse attaque ; ayant, à ce que l’on croit,reçu des ordres secrets de Venise , de ne jamaiscontribuer à une défaite totale de l’armée liguée,.cette- république songeant dès lors à quitter leparti de la France, & à embrasser celui de laligue; ' ’ ■
Ce fut le moment décisif où Lautrec perditderechef la tête j car si , au lieu de négocier ainsi;de tous côtés, il s’était porté au secours de sonfrere avec tout le corps de bataille & celui de