Introduction.
1567. cavalerie exposerait les troupes royales à une dé-route presque certaine, les forces principales desprotestans consistant en cavalerie ; qu’ainsi il fal-lait se défendre dans Meaux, en attendant queLeurs Majestés eussent reçu les secours que l’onavait mandé de toute part. Jaques de Savoye,duc de Nemours, remontra, d’un autre côté,avec beaucoup de force, combien il ferait hon-teux pour la maison royale, de se laisser assiégerainsi par des sujets rebelles ; que d’ailleurs Meaux,dépourvue de munitions de guerre, & n’ayantpour toute fortification qu’une enceinte de vieuxmurs, se trouvait remplie de bourgeois protes,tans, qui étaient autant d’espions du prince deCondé. Ces deux avis tenant le conseil en sus-pens , le colonel Pfyffer fit demander à LeursMajestés d’y être introduit, & après avoir ap-puyé le sentiment du duc de Nemours par lesraisons les plus fortes, il continua ainsi: Qu'ilplaise à Vos Majestés de confier leurs personnes sa-crées çf? celles de leur augujte maijon , à la valeurÇfi à la fidélité des Suisses. Nous sommes fîx millehommes , V nous vous ouvrirons, Sire, à la pointede nos piques , un chemin assez large pour passer àtravers Iarmée de vos ennemis. Les autres capi-taines Suiííes, qui se tenaient à la porte du
conseil,