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Introduílion.
If 67. traversait la plaine, & qui n’était guéable qu’enpeu d’endroits. Ce passage se fit avec beaucoupd’ordre, en présence des ennemis, qui ne letroublèrent point, ce renfort d’arquebusiers neleur étant pas arrivé.
Ce fut le moment le plus dangereux de cetteretraite, le jour étant dé j a fur son déclin. Leruisseau passé, le prince de Condé & l’amiralfirent leur retraite dans les villages voisins. Dèsqu’on les eût perdu de vue, la famille royale& toute la cour se rendirent avant la nuit tomban-te , à Paris, le connétable & le duc de Némourscouvrant cette troupe illustre, avec 900a 1000chevaux, à quoi fe montaient leurs deux esca-drons. Le régiment de Pfyffer continua fa marchefur deux colonnes, jusqu’au Bourget à deux lieuesde Paris; il s’arrêta deux heures dans ce bourg,pour repaître & fe reposer, après quoi il fe remiten marche, formé de la même maniéré, & arrivaaprès minuit dans les fauxbourgs de Paris, extrê-mement fatigué d’une journée aussi pénible , queremplie de dangers, dans laquelle il ne perdit ce-pendant que zo hommes.
Le lendemain, les Suisses entrerent dans Parisen fort bon ordre, le roi les vit défiler à la portedc St. Martin, fit beaucoup de caresses au colonel