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1589. ils ne furent en état de degager leur maître ,que les premiers jours d’Octobre.
Le duc décampa, dès qu’il apprit la marchede cette armée, & conduisit la sienne en Picar-die, soit pour la faire rafraîchir dans ces quar-tiers, & l’empêcher de se débander, soit pouraller au-devant des troupes auxiliaires d’Espagne,venant de Flandres, avec des sommes considé-rables pour la Ligue. D’un autre côté, le comtede Soissons, étant venu de Bretagne, joindre leroi, à la tête d’un gros détachement, & le ducde Longueville, étant arrivé avec le maréchald’Aumont à Dieppe, Sa Majesté fit raffraîchirtoutes ses troupes pendant quelques jours, laissale commandement de Dieppe & de ses environs,au maréchal de Biron, avec quelques 1000 hom-mes, & se mit en marche le 16 Octobre, afinde suivre le duc de Mayenne. Henri reprit, cheminfaisant, quelques places fur la Ligue, & arrivafans aucune perte à Amiens, où étant attenduavec impatience par toute la bourgeoisie, il futreçu aux acclamations publiques. Le roi s’arrêtapendant quelques jours dans cette capitale de laPicardie, & apprit fur ces entrefaites, que 4000Anglais & 1000 Écossais, venaient de débarquerà Dieppe, avec un gros convoi de munitions, de