PRÉFACE. iij
pour lire plus rapidement ; celui qui a compris lavérité d une proposition fur le simple énoncé , enpaíse la démonstration. Le premier volume paraîtraplus long Sc plus prolixe que le second, Sc le secondplus que le troisième ; parce que le premier est des-tiné spécialement à faire bien sentir les Principesgénéraux de i’Astronomie ; le troisième supposéqu'on a déja acquis dans cette science de i’habitudeSc de la facilité. D’ailleurs j’ai été obligé de resser-rer beaucoup le dernier volume , pour ne pas ren-dre l’ouvrage trop volumineux Sc trop cher.
Les premiers phénomènes qui doivent frapper lesyeux lorsqu’on examine le Ciel pour la premierefois , mont paru devoir commencer un traité d’Astronomie, quoiqu’on s’y prenne dans d’autres li-vres d’une maniéré fort différente. J’ai considéré en-suite les conséquences qu’en tirèrent les premiersAstronomes , toujours très-naturelles, íbuvent très-ingénieuses , quelquefois fausses ; car les premiersobservateurs ne furent que des bergers. C’est ainsique l’histoire de l’ancienne Astronomie Sc des an-ciens Astronomes , est venue se placer naturelle-ment à la fuite de l’histoire des phénomènes les plussensibles. Ainsi je n’ai pas commencé mon livre ensupposent l’observateur au centre du soleil, commea fait M. de la Caille , parce qu’il a fallu deux milleans pour parvenir à démontrer que le soleil étoit lecentre des mouvemens célestes. Je n’ai pas com-mencé par la définition des cercles de la sphère ,parce que le lecteur n’auroit point apperçu la né-cessité de ces cercles Sc leur origine ; la génération
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Le second vo-lume est plusferré.
Désordre qu’ona suivi.