xxviij . PRÉFACE.
Jamais homme ne fut fi digne de ces éloges sublimes,Sc fi dignement célébré.
L’indifférence des hommes pour le plus beauípeétacle de l’univers , a paru étrange aux plusgrands génies que nous ayons eu dans tous les gen-res; le Taise met dans la bouche de Renaud des ré-flexions qui méritent sur-tout d’être citées , pourl’instruction de ceux à qui le même reproche peuts’adreífer ; c'elì dans le temps où marchant, avantle jour, vers la montagne des Oliviers , il contem-ploit la beauté du Firmament :
Con gli occhi alzati contemplando intorno ,Quinci notturne e quindi mattutine,
Bellezze incorruttibili e divine.
Frà sè stesso pensava : ò quante belleLuci il tempio celeste in se raguna !
Ha il su o gran Carro il di, l’aurate stelleSpiega la nette > e l’argentata Luna ;
Ma non è chi-vagheggi ò queíla ò quelle;
E miriam noi torbida Iuce e bruna,
Ch’un girar d’occhi, un balenar di risoScopre in breve confin il fragil vise !
Jerus. Lib. Cant. XVlll. Ott. 1 î-
Honneurs ren-dus aux astrono-mes célèbres.
Les honneurs rendus de tous les temps S: cheztous les peuples du monde , aux astronomes célè-bres, prouvent le cas qu’on a toujours fait de cettescience. L’on a vu en 165? y frapper une médailleà l’honneur de M. Caílìni, ( elle est figurée dans ladescription de la méridienne de Bologne ) ; maisl’histoire ancienne fournit des traits plus éclatans enfaveur de l’Astronomie. Les anciens rois de Perse Scles prêtres de i’Egypte , fe choisistbient parmi lesplus habiles dans cette science. Les rois de Lacédé-