61 ASTRONOMIE, Ltv. I.
jour où le soleil arrive dans le rropique fous lequel cespeuples font situés.
Des Antipodes.
147. Deux pays de la terre, éloignés diamétrale-ment l’un de l’autre , c’est - à - dire , placés aux deuxextrémités dune ligne droite qui paíferoit par le centrede la terre, font Antipodes l’un de l’autre : ainsi la villeAntipodes, de Lima au Pérou , est à-peu-près antipode de cellede Siam dans les Indes, comme cela fe voit par leslatitudes & longitudes qu’on y a observées : de mêmeBuenos-aires en Amérique, est antipode de Pékin , capi-tale de la Chine : Paris & tout le reste de l’Europe ontleurs antipodes dans la Mer du sud , un peu à l’orientde la Nouvelle Zélande ; c’est une des Terres australes'que l’on conoît à peine , & où les Européens n’ont au-cune habitation.
I 48 - Depuis plus de deux mille ans qu’on connoîtla rondeur de la terre , les Savans n’ont point doutéqu’il n’y eut des peuples antipodes les uns des autres ;ce n’a été que dans les temps d’une stupide ignorance,où toutes les lumières des Mathématiques étoient éteintesfur la terre , qu’on a pû douter de leur existence ;Képler dit qu’un Evêque nommé "Virgile fut déposépour avoir parlé trop affirmativement des Antipodes ,mais Riccioli soutient que cela n’est pas exact. ( VoyezBaronius , année 744. Riccioli , Alm. II. 49 0).
I 49 -Les antipodes ont le même horizon, l’un voit la facesupérieure du plan, & l’autre fa face inférieure. Un astre felève pour l’un quand il fe couche pour l’autre ; le jour le pluslong de l’année pour le premier est le plus court pour le se-cond ; l’un a l’hiver quand l’autre a l’été ; le printemps con-court de même avec l’automne , le midi avec le minuit,le matin avec le soir , le jour avec la nuit ; le polfequi est élevé pour l’un est abaissé pour l’autre ; les étoilesque l’un voit toujours ne paroissent jamais pour l’au-tre ; celles qui s’élèvent très-peu d’un côté s’abaissentaussi très-peu de l’autre. Si tous les deux fe tournent vers