86 ASTRONOMIE, Riv. I.
turne, supposé connu par l’observation ou par les tablesque l’on trouvera à la fin de cet ouvrage ; ou enfin parle moyen du livre de la Connoìjsance des Temps , que1 Académie des Sciences publie chaque année depuisr 682 pour futilité des astronomes ôc des navigateurs ),on aura le lieu de Saturne à 50 degrés de l’équinoxe duprintemps, ôc deux degrés ôc demi au sud de l’éclipti-que ; on conduira ce point du ciel sous le méridien ,ôc l'on marquera fur le globe le point de l'équateur quiy répond : la distance de ces deux points de l’équateur,dont l’un appartient au soleil ôc l’autre à la planète, setrouve de iço degrés , qui valent 10 heures , à raisonde 15 degrés par heure ; ôc comme Saturne passe alorsau méridien avant le soleil , ainsi qu’on le verra enfaisant tourner le globe vers í’occident, il s’ensuit qu’ilétoit deux heures du matin , lorsque Saturne a passé auméridien, parce qu’il s’en falloit 10 heures que le soleiln’y fût arrivé.
Conduisant ensuite Saturne à l’horizon du côté del’orient, on marquera le point de l’équateur qui dansce moment passe au méridien , ôc l’on verra qu’il estéloigné de celui où répond le soleil, d’environ 100 de-grés , celui du soleil étant le plus occidental des deux ;ce qui fera voir que l’heure du lever de Saturne est à6 h 40' du soir ; car po° font 6 heures, ôc io° font 40'de temps.
Mesure du 2 II. Cette pratique est sondée sur ce que les-arcs de l’é-temps vrai. q uateur f ont l ame s ure l a pl us naturelle du temps : quandle soleil est éloigné du méridien de 15 degrés , il estune heure; ôc quand il est éloigné de 100 degrés, ilest 40' ; parce que le mouvement diurne se faisantuniformément sur l’équateur , il passe régulièrement auméridien à chaque heure, la 24 e partie de la circonfé-rence entière de l’équateur : aussi le* Temps vrai, oul’heure vraie dans le sens précis ôc exact de l’astronomie,n’est autre chose que l’arc de l’équateur, compris entre
( a ) J’en ai publié 12 volumes, depuis celui de 1760 jusqu’à celuide 1771 inclusivement.