Astronomiedes Patriar-ches.
§8 ASTRONOMIE, Liv; II.ORIGINE FABULEUSE
D E L’A STRONOMIE.
242. L’origine mythologique de rastronomie seperd dans l’obscurité des temps ; mais on voit assez quecette astronomie ne comprenoit autre chose que la con-noissance du mouvement diurne , celle des révolutionsapparentes de la lune ôc du soleil, avec la situation ôcles noms des étoiles ôc des constellations les plus remar-quables , ôc les temps de l’année où elles étoient cachéespar le soleil. Les Caldéens y ajoutèrent des observa-tions plus exactes fur les éclipses de lune , avec unelégère connoissance des planètes ; mais ce ne fut enfinque 400 ans avant J. C. qu’on rechercha les inégalitésde la lune ôc des autres planètes, la durée de leurs ré-volutions, la situation de leurs orbites, la grandeur de laterre ôc la forme du système planétaire, ôc qu’on entre-prit de prédire des éclipses.
2 4 )- Pline le Naturaliste se plaint vivement de lanégligence des anciens à écrire l’histoire de l’astronomie :C’est une ingratitude , dit-il , ôc une dépravation del’esprit ; on aime à remplir ses annales de guerre ôcde carnage , pour faire connoître les crimes des hu-mains , tandis qu’on leur laisle ignorer la structure del’univers, ôc les bienfaits de ceux qui les ont éclairés.(l.II.c. p.
244* Josephe raconte dans ses Antiquités Judaïques,’( 1.1. c. 2 , z ou 4 , suivant les éditions ) que les dcs-cendans de Seth, pour conserver la mémoire des obser-vations célestes qu’ils avoient faites avant le déluge ,gravèrent les principales fur deux colonnes, l’une depierre ôc l’autre de brique ; celle de pierre résista auxeaux du déluge , ôc de son temps même, dit-il, onen voyoit encore des vestiges dans la Syrie. Quoiqu’engénéral on n’ait pas ajouté foi à cette narration , elle in-dique cependant une tradition fort ancienne fur le goût