120 ASTROMONIE, Liv. II.
l’imitation des prêtres , des naturalistes ôc des astrologuesEgyptiens(Diod. Sic. 1 . 1 . p ; j <5 6c 173 del’éd.Fr.p. 24ÔC73del’éd. de 1604 ). Pausanias dit aussi que Babylone tiroit sonnom de Bélus , Egyptien ; mais l’astronomie Caldéennepouvoit être plus ancienne encore que la fondation deBabylone.
2 8 7 .Suivant Hérodote,les Egyptiens faisoient remonterleurs annales à 11340 ans ( Hérod. II. 142); mais 011ne fait pas quelles espèces d’années (277 ) (V. Fréretpag. 227. ) Diodore de Sicile dit austi que chez les Egyp-tiens les uns comptoient 10 mille ans, les autres 23 milledepuis Osiris jusqu’à Alexandre ( p. 46 ) ; mais il rejetteensuite tout ce qui a Pair de fictions , 6c fe contente dedire qu’aucun peuple ne s’étoit plus occupé à observerles mouvemens célestes , 6c que les Prêtres avoient con-servé des livres d’obfervations depuis un nombre d’annéesincroyable ( p. 173 ). II dit encore que Sasychcs fut l’in-venteur de la Géométrie, qu’il apprit aux Egyptiens lathéorie des astres 6c la manière d’observer ( p. ipp ) ; d’unautre côté, Porigine de la géométrie , suivant Hérodote ,ne remontoit qu’au régné de Sésostris , d’oùl’ona concluque le Sasychès de Diodore n’étoit que le Sésac dePEcriture , dont le nom avoit été traduit à la manièredes Grecs. Sésac étoit le même que Sésostris, suivantquelques auteurs, qui placent ces premières découvertesau temps du régné de Salomon , icoo avant J. C.( Co [lard, the Hì/tory ofsdjlronomy, l~j 6 7. ) Fréret placeSésostris 1 570 avant J. C. ( p. 247 6c 248 ) ; mais il meparoît probable qu’à cet époque Pon n’avoit presque rienfait pour le progrès des sciences.
- 8 8- Cependant la manière mystérieuse 6c énigmati-que dont s’expliquoient les Prêtres Egyptiens, en enve-loppant leurs connoisiances fous des hyérogliphes 6c desemblèmes , fait qu’on n’a rien su de positif sur la date6c Porigine de leur première astronomie ; on peut douterqu’elle allât aussi loin que celle des Caldéens ( 270 ).Diodore de Sicile , quoique très-favorable aux préten-tions des Egyptiens , dit peu de chose de leurs con-
noisfances