Mesureíde la terre.
162 ASTRONOMIE, Liv. II.
korah , suivant M. d’Herbelot , ou selon d’autres , ôcsuivant d’anciens manuscrits , par Alhazen , fils deJoseph , & par Sergius ( 3 ( 56 ). Sous son régné, un astro-nome de Bagdad , nommé Habash , composa trois sortesde tables astronomiques ; mais elles n’étoient faites pro-bablement que d’après celles de Ptolomée.
3 8 1 • Almamon s’occtipoit lui - même des observa-tions astronomiques, ôt détermina l’obliquité de l’éclip-tique de 23° 33' ( on lit 23 0 33' dans d’autres manus-crits ). Voyez Alfragan dans ses principes d’astronomie( c. g , p. 18 , édtt. de 1669 , c. 6, pag. 16 , édit.de 1 <Ç9 0 ). Almamon chargea ensuite des gens habilesde faire faire des instrumens convenables , ôc de lesemployer aux observations astronomiques; ce qui fut exé-cuté à Shemasie dans la province de Bagdad , ôt fur leMont Casius auprès de Damas ( Abulpharadge , p. 1 6 I ).
382. Ce fut encore fous ses auspices que l’on me-sura dans la plaine de Sinjar ou Sindgiar ( a ), fur lesbords de la Mer Rouge , la valeur du degré de la terre ;& l’on trouva 56 milles j pour chaque degré, le milleétant de 4000 coudées ( silfragan , c. X. p. 3 6 , édit. dede 1590. Abulfeda , cité par Gravius, Géographie ve-terisscrip.ìn-8°. Oxonie , r. J J J. Pro/eg. ). La coudée étoitd’un pied & demi ; mais ou ne fait pas si ce font despieds de Rome, d’Alexandrie ou d’ailleurs, qu’il fautemployer dans dévaluation de cette mesure. Le P. Ric»cioli évalue ce degré à 81 milles Romains antiques ( Géog.ref. p. 146 ) , ce qui donneroit 62046 toises pour ledegré des Arabes ; mais M. Picard ne l’estime que de47188 toises , dans fa Mesure de la terre, page 6. Enfin ,Almamon ranima tellement les sciences dans l’Orient,que l’on vit non-feulement de son temps , mais encoreaprès lui , un très-grand nombre de gens habiles , dansun pays où l’étude étoit depuis long-temps oubliée. 11mourut près de Tarse en Cilicie , pour avoir mangétrop de dattes , au retour d’une expédition militaire,
( * ) 11 y cn a qui disent Fingar.