Aflronomcs da quinzièmesieele. l8j»
empoisonner , parce qu’il publioit les fautes qui se trou-voient en grand nombre dans la traduction que leur pèreavoit faite de Ptolomée ôc de Théon. Voyez Tannstetter( P r œfat. ad Tabulas Eclipfium Purbachú ) où l’on trouvelin catalogue de tous ses ouvrages , tant imprimés que ma-nuscrits. Gassendi a composé fort au long la vie de cecélèbre astronome, ainsi que Doppelmayer ( de Matem.
Woretnb. 1730), & Weidler page 3 10. II avoit fait unetraduction de Théon , ôc plusieurs autres ouvrages quin’ont point été imprimés.
43 5 * Waltherus ( Bernard ) né à Nuremberg en Vahheni*ÍÎ430 , est regardé comme le disciple de Régiomontanus ,quoique plus âgé que lui , parce qu’il commença plustard à être connu , ôc qu’il vécut plus long-temps. Ayantreçu chez lui en 1471 ce célèbre astronome , il en pro*fìta pour s’instruire , soit dans la théorie , soit dans lesobservations ; il établit une imprimerie chez lui, il fìcconstruire une horloge ôc d’autres instrumens de prix ; ilacheta ensuite les instrumens, les livres ôc les manuscritsdes héritiers de Régiomontanus , 6c continua d’obser-ver avec les armilles de six pieds de diamètre , ôc lesrègles parallactiques, jufqu’en 1504 qu’il mourut. II ap-perçut l’effet des réfractions, fur la hauteur des astressuivant Snellius dans ses notes fur les observations de"Waltherus. Ses observations sont encore actuellementd’un très-grand secours à l’astronomie , comme on le peutvoir dans les Mémoires où M. de la Caille en a fait usa-ge ( Mém. Ac. 1749 ôc 1757 , p. 139).
43 6. Après fa mort, ses observations furent achetéespar le Sénat de Nuremberg ; elles furent publiées parJean Schoner , à Nuremberg en 1544 ; ensuite par Snelliusâ la fuite des observations du Landgrave de Hesse, en1618 ; & enfin, en 1666, avec celles de Tycho-brahé ,dont l’éditeur rassembla toutes les observations qui avoientété faites jusqu’alors. On reproche à Waltherus d’avoir Reprochastenu extrêmement cachées les observations de Régio- 1 uonmontanus, qu’il auroit dû publier : le Citoyen ôc le Phi-losophe regardent également cette sorte de jalousie, ou