i ç)6 ASTRONOMIE, Liv.II.
sa Cour, ôc fut si charmé des travaux & des succès deTycho, qu’il composa son éloge en vers Latins : on laimprime dans les Progymnasmes.
474 * Tant de gloire ôc de mérite devoit faire desenvieux : la mort du Roi Frédéric II. leur procura lesmoyens de réussir dans leurs manœuvres; ils commencè-rent à exagérer les besoins de l’Etat, & ils tirent enfinlí son me!*" 6 révoquer les pensions dont Tycho jouissoit : alors ne pou-vant plus fusiire aux dépenses de ses observations , ôc pré-voyant qu’on lui ôteroit encore fille d’Huenne, 11 sittransporter une partie de ses instrumens à Copenhague, ôcne laissa à Uranibourg que les plus lourds ôc les plusdifficiles à transporter. Mais la rage de ses persécuteursn’écant pas assouvie , un Ministre nommé alchendorp ,
( son nom doit être cité pour être réservé à finsamie, ôcdévoué à fexécration des savans de tous les âges ), lui fitdéfendre de continuer à Copenhague ses travaux d’astro-nomie ou de chymie : Tycho fut donc obligé de fréter unbâtiment de transport, où il mit sa famille, ses instru-mens, ses livres, & abandonna pour toujours son ingratepatrie en 1597, au milieu de l’été.
47 5 * H passa d’abord à Rostoch , & delà près deHambourg au château de \fandesbourg , chez Henride Rantzoiv , qui lui avoit offert un asyle : ce fut - làqu'il publia en 1 ypS , la description de ses instrumens,{'Astronomìœ instaurata Mechanica) dédiée à l’EmpereurRodolphe IL
L'E.npjreut Ce Prince , qui connoiffoit le mérite de cet illustrelui donne une proscrit , f attira près de lui à Prague en 1599 , luixen.ou. donna une pension considérable, Lc ensuite un châteauqui étoit à cinq milles de Prague , fur le bord du Lifar:.Tycho s’y retira avec fa famille ; il y attira R épier auffi-bien que deux de ses observateurs , Me/ckior Jostelius , LChrìjìian Longomcntarus , qui furent dans la fuite Profes-seurs de Mathématiques , f un à Wittenberg , f autre àCopenhague.
476. Cependant la solitude & les incommodités de-ce séjour lui ayant fait de sire r de retourner à Prague
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