244 ASTRONOMIE, L i v. III.
senter ces mêmes Divinités : voici un extrait de ton Mé-moire.
6 2 2. M. Schmidt établit d’abord la ressemblancedes constellations Grecques 6c Egyptiennes , que quel-ques auteurs avoient contestée , comme on vient de levoir ( 6i 6 ). II est vrai qu’Achilles Tarins , auteur qui avécu entre le quatrième 6c le neuvième siècle, dont leP. Petau a publié l’ouvrage ( Dotf. temp. IIL ~J} ), ditqu’on ne trouve dans la sphère Egyptienne, ni l’Ourseni le Dragon, ni Céphée ; mais Plutarque, auteur plusancien, dans fa pièce de lstde , prouve au contraire queì’Ourse étoit aussi dans la sphère des Egyptiens.
62 3 • Ea différence des sphères Grecque 6c Egyp-tienne, ne consiste pas dans la différence des figures,mais dans la différente application qu’on en faifoit. EnEgypte , le Bélier étoit censé Jupiter Àmmon ; c’étoiten Grèce le bélier de Phryxus (644); le taureau en Egypteétoit Apis; c’étoit en Grèce le ravisseur d’Europe ( 645 ) rparce que les Grecs voulant persuader à la postérité quel’invention du zodiaque leur appartenois, appliquèrent àleurs histoires les figures qu’ils trouvèrent établies dansle zodiaque Egyptien.
624. Quelques auteurs ont cru que les Arabes avoienttiré leur zodiaque des anciens Egyptiens ; 6c comme ildiffère beaucoup de celui des Grecs, on en a concluque le zodiaque Grec ne venoit point d’Egypte ;mais il paroît que les dénominations Arabes ont plutôtété tirées de la vie pastorale de ces peuples, que d’unetradition Egyptienne ; 6c l’on ne peut pas en conclureune différence réelle entre le zodiaque Grec 6c le zodia-.que Egyptien.
6 25* Kircher ( (Edip. &gyp* tom . 11 pag. 1 61 ), &Montfaucon ( Antiq. Expl. Sup. 11 , pi. y 4.), ont cru trou-ver dans des monumens anciens un zodiaque Egyptien,très - différent de celui des Grecs ; mais M. le Comtede Caylus a fait voir que le P. Montfaucon íè trom-poit dans son explication; celle de Kircher est au moinsdouteuse ( M. Goguet, II, ^18) : la ressemblance des