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Tome premier.
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Equation

l’orbite.

344 ASTRONOMIE, Liv. IV.

calculée par avance pour chaque jour : en effet, la Ion-*gitude vraie du soleil n’est égale à la longitude moyenneque vers le commencement de Janvier Ôc de Juillet ;elle est plus grande au mois d’Avril d’environ 2 degrés,ou plus exactement 1 degré 5 5 minutes z 1 secondes ,

( 1265 ) c’est-à-dire , que le premier d'Avril le soleilest réellement au point où il devroit être le z , ondeux jours après, s'il avoit avancé uniformément dansl’écliptique depuis le premier de Janvier , ôc li fa lon-gitude vraie étoit toujours égale à fa longitude moyenne ;au contraire vers le commencement d’Octobre , la lon-gitude 'vraie est moins avancée de la même quantitéque n’est la longitude moyenne : cette inégalité du fo-à leil, ou cette différence s’appelle Equation de l’orbiteou équation du centre. Nous verrons bientôt commentPtolomée parvint à la calculer pour tous les jours, ôcà connoître la loi ôc la nature de cette équation. Onappelle en général Equation dans l’astronomie, la diffé-rence qu’il y a entre une quantité actuelle ôc la valeurqu’auroit cette même quantité fi elle croiffoit toujoursuniformément ôc fans aucune inégalité. Nous en parle-rons plus au long dans le VI e . livre, 12;^. ôc fuiv.

S S Hipparque , 120 ans avant J. C. connoiffoitdéja l’inégaiité du soleil , mais il n’y avoit pas long-temps qu’on en étoit instruit. Séneque nous apprend dansle VII e . livre de ses Questions Naturelles, qu’au tempsde Démocrite , ( 450 ans avant J. C. ), on n’avoit pasencore bien mesuré la durée de la révolution des cinqplanètes. Eudoxe ôc Platon voyagèrent en Egypte ( z 06 ),ôc en rapportèrent dans la Grece quelques notions d’aí-tronomie, mais elles étoient encore assez imparfaitespuisque 500 ans après, Ptolomée disoit( dansíbn IX e .livre ) qu’on n’avoit point eu avant lui une connoissanceexacte des révolutions planétaires, ôc qu’il avoit réfor-mé , avec de longs travaux , cette partie de l’astro-nomie.

S 6 O. Si les révolutions des planètes étoient peuconnues, les inégalités des mouvemens planétaires l’é-

toient

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