50 6 ASTRONOMIE, Liv. V.
situation des orbites planétaires , qui pour être connueexigeoit des observations ôc des réflexions approfon-dies , nous parlerons de ce qu’il y a de plus apparent ôcde plus simple à concevoir, ôc d’abord de l’hypothèseancienne , imaginée pour représenter le mouvementannuel du soleil ; c’est le système suivant lequel Pto-lomée ôc plusieurs anciens astronomes expliquoient ladisposition générale du monde ; nous viendrons ensuiteau système de Copernic ; ôc nous donnerons les preu-ves des mouvemens réels- de la terre , dont il importeau Lecteur d’être bien convaincu, avant que de palierà la théorie des planètes; le système de Tycho-Brahé,
f iostérieur à celui de Copernic, se trouvera réfuté pares preuves mêmes de celui-ci ; enfin, les phénomènesqui résultent du mouvement de la terre , viendrontnaturellement à la suite des preuveí de ce mouvement.
j Du Syjìcme de Ptolomée.
1062. Les anciens philosophes qui connoifloienttrès-peu les circonstances du mouvement des planètes ,n’avoient pas de moyens évidens pour connoître la vé-ritable disposition de leurs orbites , ôc ils varièrentbeaucoup fur ce sujet. Pythagore ôc quelques -uns deses disciples supposèrent d’abord la terre immobile aucentre du monde, comme chacun est porté à le croireavant que d’avoir discuté les preuves du contraire ;mais dans la fuite , plusieurs disciples de Pythagores’écartèrent de ce sentiment, firent de la terre uneplanète, ôc placerent le soleil immobile au centre dumonde. Platon fit revivre le système de l’immobilité dela terre j Eudoxe, Calippus, Aristote, Archimède, Hip-parque , Sosigènes, Cicéron , Vitruve , Pline , Macro-be ôc Ptolomée suivirent ce sentiment, (Riccioli, /Ilm.,II. 27 6 ,279 ). On peut voir dans Pline , ( iib. II. c. 22. )& dans Censorinus, {de die natali , cap. 13.) la maniérédont Pythagore appliquoit les intervalles des tons àceux cks distances des planètes à la terre.