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54 6 ASTRONOMIE, Liv. V.
comme les pays septentrionaux l’avoient au mois de -Juin, quand la terre étoit en (\
Ainsi le parallélisme de Taxe de la terre, ou deslignes ? A , T B , une fois supposé , l’on explique très-exactement & très-simplement les changemens de l’hyverà l’été ; à l’égard d u printemps & de l’automne, on doitbien sentir qu’ils auront lieu dans le passage de l’hyverà l’été ôc de l’été à l’hyver ; le rayon solaire qui ren-contrait la terre à 23 0 au nord de l’équateur , ne peutpas la rencontrer ensuite 23 0 7 au midi de l’équateur,qn’il n’ait rencontré successivement les points qui fontentre deux ; on le verra facilement en faisant tournerautour d’une table un globe , ou seulement un joncdont Taxe soi- incliné, par exemple, toujours vers lemidi ; un flambeau mis au milieu de la table éclaireraperpendiculairement l’une des extrémités , ensuite lemilieu, puis l’autre extrémité, suivant que le corpsse trouvera à l’une des extrémités de la table ou à l’au-tre extrémité , ou au milieu ; ainsi Taxe étant toujourssupposé parallèle à lui-même, quand la terre sera dansles signes du Bélier & de la Balance , au mois de Mars &de Septembre, le rayon solaire répondra perpendicu-lairement sur un point de l’équateur, puisque dans lesmois de Juin & de Décembre il répondoit au nord& au midi de l’équateur.
1 I I I. Copernic qui le premier imagina cetteexplication des saisons par le mouvement de la terre,( De Revolutionibus , / b. L cap. 11. ) , appelle ce parallé-lisme de Taxe un troisième mouvement, ou mouvementde déclinaison contraire au mouvement annuel : il arrive,dit-il, que par ces deux mouvemens égaux & qui secontrarient mutuellement, Taxe de la terre & son équa-teur sont toujours dirigés de la même maniéré & versle même côté du ciel : mais Copernic auroit bien pu sedispenser de nommer cela un troisième mouvement, lamécanique nous fait voir plutôt que le parallélisme deTaxe n’eít que la négation d’un troi"eme mouvement,il en faudrait un pour que Taxe cessât d’être parallèle