548 ASTRONOMIE, Liv. V.
faitemcnt égaux, puisque 0 9 est parallèle a P M parla supposition ; donc, la distance apparente de S ôc deAI , par rapport au terme de comparaison 0 P fi , seradans les deux cas de po°. Cette distance étant la même ,nous n’aurons aucun indice, aucune apparence de mou-vement dans l’objet S ; nous ne pourrons donc faireautrement que de le juger immobile.
Pour peu qu’on y réfléchisse , on sentira qu’il est:évident , comme nous Pavons supposé , qu’on ne peutappeicevoir le mouvement d’un objet que par compa-raison à un autre si j’étois seul dans l’univers avec unastre S , & que nous sussions transportés ensemble d’unmouvement commun au travers des espaces imaginaires,,il seroit impossible que je pusse reconnoître ou apper-cevoir ce changement ; car quel indice en aurois-je ?
1 1 1 4« On demandera maintenant quel est l’objetde comparaison, dont il faut se servir, on demanderas’il y a un terme fixe , tel que la ligne OR, auquel unastronome puisse comparer les astres, pour juger s’ilsont, ou s’ils n’ont pas quelque mouvement apparent :nous répondrons qu’il y a plusieurs de ces termes fixes ytels font d’abord le plan de l’équateur ou celui de l’é-cliptique , lorsqu’il s’agit des étoiles fixes : comme cesplans font fixes, ou que du moins on connoît très-bienleurs variations , on y rapporte les variations apparentes,des étoiles fixes, pour avoir la quantité & la mesurede ces variations.
I I I 5 • Le point équinoxial, ou la ligne menée aupremier point du Bélier, est encore un terme fixe decomparaison représenté par la ligne 0 R , 6 c l’on s’ensert aussi pour les planètes : toutes les fois que le rayonS 0 , qui marque le lieu de l’écliptique où est Pétoilefera un angle droit avec la ligne OR, qui va vers l’é-quinoxe , nous jugerons néceí.airement que l’astre a 90 "de longitude ; cette longitude ne changera point tantque l’angle AI P R fera égal à Pangle SU R ; nous juge-rons l’astre / ìanonaire , pendant tout le temps que Pan-gle P continuera de paroître égal à Pangle 0 , c’est-à-