6 TRAITÉ DU FLUX
quoque desperado salutis cegritudine affecerat ,• non tamen in-viclum animum curce obruunt , quin tota nocle prccjideret infpeculis , equitesque prœmitteret ad os amnis , ut cuni marerurfus excejluare jenfssent , procederent. Navigia quoque la-cerata refici , & eveja fluclibus erigi jubet, paratojque esse& intentos cum rurjus mare terras inundasj’et. Tota ea nocleinter vigilias adhortationejque conj'umpta , celeriter équitésingenti cursu refugere , & Jecutus ejl cejlus. Qui primo aquisleni traclu j'ubeunttbus ccepit levure navigia , mox totis cam-pis inundans , etiam impulit classent plaujujque militumnauticorumque , insperatam salutem immodico ctlebrantiumgaudio, httoribus ripifque refonabat. Unde tantum rediisfetsubito marc , quo pridie refugijset , qucenam effet ejusdem dé-menti natura , modo discors modo imperio temporum ob-noxia , mirabundi requirebant. Rex cum ex eo , quod acci-derat conjeclaret pofl Jolis ortum fatum ternpus esse , médianocle ut (Ejlum occuparet , cum paucis navigiis secundo amnededuxit. A. Curtius, ì. ix, c. <>.
7. On voit la même ignorance des Grecs par unpassage ancien qu’on trouve dans Diodore de Sicile,(p. 174.) ôt dans Agatarchides , (voyez Hudíbn 'dansla collection des auteurs de géographie, T. I, p. 18).Ce dernier auteur avoir écrit des leçons pour Tissage dePtolomée Alexandre, Roi xTEgypte, environ 114 ansavant J. C. II paroît par la courte notice que nous enavons, qu’elles contenoient beaucoup de choses curieusesfur Thiítoire naturelle ôt la géographie. Agatarchidesparlant des Ichtyophages quihabitoient fur la mer Rouge ,dit que le flux y amene beaucoup de poissons, ce quiarrive deux fois chaque jour à trois heures ôt à neuf.
De quelle maniéré qu’on entende ce passage, il estimpossible de ne pas dire que fauteur étoir dans uneerreur groflìere , puifqu’il croyoit que la marée arri-voit tous les jours à la même heure. Peut-être que ce n’estpas Terreur des Philosophes grecs de ce temps-là, ôt qu’ilfaut reítraindre la méprise à fauteur même qui Ta faite ;c’est ce qu’on est tenté de croire, lorsqu’on lit dans unvoyage imprimé en 1766 : « La marée monte ôt descend