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Tome quatrième.
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ET DU REFLUX DE LA MER. 7

dans le golfe Adriatique deux fois en vingt-quatre heures,

» à la hauteur denviron deux pieds.... On sapperqoit» dans le grand canal de la diminution de la mer, íur-» tout depuis midi jufquà deux ou trois heures ( Descrip.de lItalie , par M. Richard, T. II, p. 251). Lauteura été frappé une fois de cette différence à lheure dudîner, ôt il na pas fait attention le lendemain quil yavoit trois quarts dheure de retard. Agatarchides avoitpeut-être lu dans un voyage fait à la mer Rouge queles eaux avoient monté à trois heures ôt à neuf, ôt il enconcluoit que cétoit la réglé ordinaire.

8. Vers le temps de César, la conquête des Gaulesôt de la Grande-Bretagne occasionna des navigationsdans lOcéan, ôt par conséquent les Romains eurentdès-lors une connoiífance exacte des marées. Strabon quivivoit fous Auguste ôt libéré, vers lan > 5 de J. C. enparle avec précision daprcs Posidonius, à loccaíìon desmouvemens célestes : il dit quil y a un flux de tous lesjours, un de tous les mois, ôt un qui a un rapport par-ticulier avec la lune. En effet, lorsque lune est élevéedenviron un signe, (ou 3o degrés) la mer commenceà sélever ou à fe répandre fur la terre dune maniérésensible, ôt cela, jusqu'à ce que la lune soit parvenuevers le milieu du ciel. Lorsque la lune décline vers lecouchant, la mer commence à fe retirer peu à peu. Lors-que la lune nest plus éloignée que dun signe du côtédu couchant, la mer sarrête jufquà ce que la lune soitcouchée, ôt pendant le temps qu il lui faut pour des-cendre encore fous lhorizon de la valeur dun signe ;alors la mer augmente de nouveau jufquà ce que la lunesoit élevée dun signe, ôt les eaux recommencent alorsà sélever. Posidonius dit donc, selon lui, que telle estla circulation diurne de la mer; quant à celle de chaquemois, elle consiste en ce que les plus grands flux arriventaux environs de la nouvelle lune ; ils diminuent ensuitelorsque la lune paroît à moitié éclairée : delà ils augmen-tent jufquà la pleine lune , ôt diminuent ensin jusquauquartier suivant. II dit anflì que ces marées font plus ou