5 o TRAITÉ DU FLUX
cinq quants de la force du soleil donnent une différencede vingt-deux pouces sept. dixiemes pour rallongementqu’il produit dans les eaux de la mer ( 5592 ), c’est à-peu-près la quantité que Newton avoit trouvée.
42. L’attraction directe du soleil sur chaque partie dela terre étant décomposée , produit deux forces ( Astr.art. z529) ; mais, à l’exemple de M. Bernoulli, je réem-ploie point la partie tangente à la surface de la terre.Cependant M. d’Alembert pense que l’on peut négligerla force qui éloigne l’eau du centre de la terre , parceque la force de la gravité est incomparablement plusgrande, ôc il considéré l’autre force, c’est-à-dire, la force
S endiculaire au rayon de la terre, ou la force tangen-;, dont l’effet n’est point contraire à celui de la pe-santeur , 6c tend à mouvoir les eaux de la mer horizon-talement , avec des vitesses différentes selon les différentesdistances de la lune au zçnit; ce mouvement doit en effetélever aussi les eaux de la mer au-dessous de la lune ,6c leur donner la forme d’un sphéroïde , dont la
différence des axes est en supposant S la masse du
soleil en parties de celle de la terre , 6c D la distancedu soleil en parties du rayon de la terre ( Encyclopé-die, verbo Flux , 1756. Réflexions fur la cause géné-rale des vents, 1747).
Ainsi que l’on suive à cet égard ou M. Bernoulli,ou M. d’Alembert, ou tous les deux à la fois, on auratoujours un sphéroïde aqueux ; la derniere formule peut seréduire en nombres, en ajoutant le logarithme du rayonde la terre en pouces , qui est 8 374 y 5; , avec celui deè 6c celui de la masse du soleil divisée par le cube de fadistance, ou 240776', ôc l’on a le logarithme de 9 pou-ces ; ainsi l’effet des marées, en ne considérant que laforce horizontale ou tangentielle , seroit encore moindreque l’effet de la force verticale que nous avons trouvéde 23 pouces.
M. Euler trouve aussi le même résultat de 9 pouces,{Incjuisitio phyfiça , 6cc. art. 39, ) parce qu’il néglige la