ET DU REFLUX DE LA MER. 3 iforce perturbatrice qui agit dans la direction de la gra-vité naturelle ; il fait même un reproche à Newton d’avoirtrouvé deux pieds pour f effet de f attraction du soleil.
Mais Mac-Laurin , dans la piece que nous avons ci-tée , ne tient compte que de la force dirigée vers le cen-tre de la terre : De causa phyfica fluxus & resluxus ma-ris , prop. i , 4 fie j j à l’exemple de Newton ôc dede M. Bernoulli.
Enfin Simpson ayant sait entrer dans son calcul les
deux forces à la fois trouve ce qui donne pour la
différence des axes i 5 j pouces ( Mathematical disserta-tions. 1743 , p. 39. ).
Ainsi de six Géomètres qui ont traité ce problème ,un seul a considéré les deux forces à la fois ; deux ontconsidéré la force tangentielle seulement , ôc trois ontpris la force dirigée vers le centre de la terre. Mais com-me- il en résulte toujours un ellipsoïde, ôc que la quan-tité absolue ne peut être déterminée que par les obser-vations , je n’insisterai pas fur ces différences, ôc je passeaux conclusions que l’on doit tirer de cette figure al-longée que prennent les eaux de la mer, suivant tousles Géomètres que je viens de citer.
43. M. Bernoulli croit que la quantité de 23 poucestrouvée par la théorie ne s’éloigne pas de celle qu’onobserve dans la grande mer pacifique; du moins c’est,dit-il, celle que les relations de voyages ont fait adop-ter pour la mer libre ( M. Bernoulli , prix de 1740,pag. 181 ) ; il suppose que l’on peut avoir huit pieds demarée fous l’équateur, dans les cas extrêmes; savoir deuxpieds par faction du soleil ôc six par faction de la lune,dont nous parlerons bien-tôt (art. 55 ); mais la maréeest certainement bien moindre dans les grandes mers,où les côtes ne retiennent pas l’eau; nous en verronsla raison ( art. 47. ).
44. Tout ce calcul suppose que la terre soit un sphé-roïde homogène, c’est-à-dire, dune égale densité depuisle centre jusqu’à la circonférence ; si la terre est plus