ET DU REFLUX DE LA MER. nmon résultat, 6t il attribuoit le reste aux différentes décli-naisons de la lune,parce qu’il faisoit entrer dans son calculdes marées extraordinaires qu’on doit rejetter, ôc qui nefont pas l’effet de la lune.
« Nous supposons, dit-il, qu’à Brest, dans les grandes» marées qui suivent les nouvelles ou pleines lunes, lors-» que cette planète est dans son périgée , ôc qu’elle par-» court en même temps l’équinoctial , la hauteur de la» pleine mer est de 20 pieds ; que lorsque la lune est dans» son apogée, ôc sur l’équinoctial, la hauteur de la pleine» mer est de 17 pieds, ôc que lorsqu’elle est dans son apo-» gée, ôc que sa déclinaison à l’égard de l’équinoctial est» de 28 degrés 50' , qui est la plus grande qu’elle puisse» avoir , la hauteur de la pleine mer est de 15 pieds» 6 pouces. Nous supposons aussi que dans les petites ma-» rées qui suivent les quadratures ; lorsque la lune est» dans son périgée, ôc qu’elle parcourt l’équinoctial, la» hauteur de la pleine mer est de 14 pieds ; que lors» que cette planète est dans son apogée ôc fur l’équi-» noctial, la hauteur de la pleine mer est de 12 pieds;» ôc que lorsqu’elle est dans son apogée, ôc que fa dé-» clinaison est de 28 degrés 50’, la hauteur de la pleine» mer est de 10 pieds 6 pouces.
» Suivant ces réglés, la différence de la hauteur de la» pleine mer causée par les diverses distances de la lune» a la terre dans les nouvelles ôc pleines lunes, est de 3» pieds , plus grande du double, que celle qui est produite» par la déclinaison de la lune » ( Mém. dc l’Acad. 1713,pag. 27).
On verra bientôt que l’effet des déclinaisons n’est pointprouvé par les observations (art. 101 ) ; d’ailleurs, M.Cassini ne parle point ici du terme de la baffe mer, quidoit entrer dans le calcul, ôc il n’auroit pas dû trouver4 l pieds de différence entre les hauteurs supérieu-res de la marée , fans égard aux inférieures ; mais ila pris des marées extrêmes qui étoient affectées par lesvents ôc qui sont très-rares, puisque dans les observa-
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