62 TRAITÉ DU FLUX
Cette table est disposée pour chaque distance ou élon-gation entre la lune 6c le soleil, au moment de sonpassage au méridien ; 6c les degrés de cette élongationconvertis en temps, donnent le temps vrai de ce pas-sage ; par exemple , en supposant 6o° de distanceentre le soleil 6c la lune dans le méridien, le tempsvrai est alors 4 heures o' ; le sommet du sphéroïdeaqueux a précédé de 38' \ > c’est-à-dire, que la marée adu arriver à 3 heures 21'; mais en retardant de 20“ce nombre de 38' il faut l’appliquer à 8o° de dis-tance ou à 5 heures 20', ôc il vient 4 heures 4»' ì pourl’heure de la marée , en supposant la lune à 8o°du soleil, 6c au méridien à 5 heures 20' dans son apéri-gée, 6c abstraction faite de rétablissement du Port. Ainsila table suivante suppose que la distance de la lune ausoleil, ou la phase indiquée dans la premiere colonne ,ait lieu dans le temps que la lune est au méridien, quiest aussi le temps de la pleine mer, du moins à uneheure près, 6c qui doit servir de réglé pour la marée.
Quand on a calculé les nombres qui répondent aupérigée de la lune, il faut les augmenter dans le rapportde 2 à 2 ;, 6c à 3, pour avoir la colonne des moyennesdistances 6c celle de l’apogée ; car les nombres des colonnesde cette table font dans le rapport inverse des forces de lalune (M.Bernoulli, p. 134. Astr. art. 3 596, 6c ci-après,art. 76 ). Et si l’on suppoïòit que la force moyenne dela lune fut triple de celle du soleil, comme je le trou-vois par les Observations de Calais ( art. j 6 ) , il saudroitprendre les nombres de la premiere colonne qui répondau périgée , pour en faire la seconde colonne, ou celledes moyennes distances , les augmenter pour formerla troisième colonne, 6c les diminuer pour former lapremiere.
Cette table suppose, ainsi que les calculs précédens ,que le soleil 6c la lune sont dans i’équateur. Si l’on vou-loir mettre une plus grande précision dans le calcul, ilsaudroit employer les hauteurs des deux astres ( art. 8 3 ).