ET DU REFLUX DE LA MER. 67arrive 22' après le passage de la lune, si c’est dans les sy-zygies, ôc 40' 7 avant, si c’est dans les quadratures ; cel-les-ci avancent donc de 62 à <5 ; minutes fur les premiè-res : ôc comme c’est dans les fyzygies qu’on détermine ré-tablissement du port, ôc qu’on réglé toutes les autres ma-rées , il faut partir de celle-là , ôc ne mettre pour lesautres phases que la quantité dont la marée correspon-dante avance fur celle de la fyzygie , qui est toujours sup-posée connue, puisqu’on l’appelle 1 heure du port.
M. Pingré, dans son Etat du ciel pour 17^7 , a donnéune table pareille, mais elle dépend de la distance entrela lune ôc le soleil, 6c les nombres font un peu dissé-rens ; car pour z signes o° , c’est-à-dire pour le momentde la quadrature le retardement y est marqué 4 heures57 , au lieu de 5 heures 6 que donne la table de M. dela Caille. II y auroit 6 heures o' si l’on n’avoit point d’é-gard aux circonstances de l’inertie ôc de faction du soleil;ainsi M. Pingré ôte <sy de l’heure naturelle de la marée,conformément à la table de M. Bernoulli; car dans celle-ci il y a 22' de retard à la nouvelle lune, ôc 40 j dé-célération pour la marée de la quadrature ; celle-ci avancedonc de 62" ^ fur la premiere.
Au lieu de 6 3' M. Bouguer suppose y4' seulement, ladifférence de «/ est à-peu-près celle qu’il y auroit entre5 heures solaires ôc 5 heures lunaires ; ainsi je soupçonneque M. Bouguer a supposé la quadrature à midi, ôc a misdans fa table le temps que la lune emploie depuis ce mo-ment-là pour aller au méridien, où le temps qui s’écouledepuis le passage du soleil au méridien jusqu’à celui dusommet du sphéroïde aqueux ; tandis que M. Pingré avoulu supposer la phase à fheure du passage de la lune ,comme M. Cassini ôc M. Bernoulli ( art. 246 ) , ce quilui donne 4 h 57' seulement pour l’heure de la marée enquadrature, au lieu de ; h 6' que l’on trouve dans latable de M. Bouguer ôc de M. de la Caille. Mais il paroîtque dans cette supposition de la quadrature arrivée àmidi, M. de la Caille auroit dû tenir compte encorede la quantité dont le sommet du sphéroïde s’éloigne de