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Tome quatrième.
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83 TRAITÉ DU FLUX

» eaux que cette large mer reçoit du flot par sespace» de ìfo lieues, entre l’Ecosse ôt l’Irlande, tandis que» la Manche ôt le pas de Calais en font abrités par l'An-» gleterre ; il n’est donc pas étonnant que les grandes» marées soient moins sensibles fur la côte de France à» mesure qu’on s’éloigne d’Ostende fous le vent, vers» le S. O. »

C’est à l’endroit marqué i j; pieds, qu’est le pointde la hauteur moyenne de l’eau dans les syzygies, furì’échelle de l’éclufe de Calais (art. 176 ), par un milieuentre un grand nombre d’observations ; c’est à 17Ì quemonte la pleine mer, la plus haute des syzygies dans lepérigée de la lune ; mais on la vit monter jufqu’à 18 pieds8 pouces le 2 Janvier 1767 ; c’est la plus haute maréedont on fe souvienne à la côte de Flandre. Le ventétoit N. N. O, c’étoit deux jours après la nouvelle lunepérigée ; ôt la parallaxe de la lune étoit d’environ 6V.On voit que cette grande marée n’est point arrivée autemps des équinoxes ; mais au contraire, peu après lasolstice : il en est de même de plulìeurs marées extraor-dinaires ; ôt en examinant le registre de ces observations jetrouve des hauteurs de 16 pieds à Calais vers le solsticed’été , aussi bien que dans les équinoxes toutes les foisque le vent est au Nord ou au N. O.

Matées extraor. §8. A Dunkerque, fur l’échelle de l’écluse de Vergues,dinaúcs, dont M. de Fourcroy a rassemblé les observations, le point

où monte la pleine mer moyenne des syzygies, est mar-qué 17 pieds 6 pouces; la plus grande hauteur 20 pieds 4pouces, la plus petite x 5 pieds 9 pouces. Dans les quadra-tures , la plus grande hauteur des mortes eaux 1 5 pieds 9pouces , la plus basse 1 3 pieds 1 pouce, la moyenne14 pieds f pouces. Or, la marée du 51 Décembre 1720y monta jufqu’à 22 pieds 3 pouces, celle de Décembre1753 à 22 pieds, ôt celle du 2 Janvier 1767 , à 22pieds 6 pouces ( Mém . 1772, pag. 3oy ). De ces troismarées ( les plus fortes dont on ait conservé le souvenir ),aucune n’approche des équinoxes, mais toutes font voi-sines du périgée de la lune, dont j’ai fait remarquer l’iin-fluence