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Tome quatrième.
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po TRAITÉ DU FLUX

que l’eau passa par-dessus le rivage près de Chelsea, em-porta la digue faite pour le nouveau canal qui devoirporter l’eau à Hannover Square, ôc détruisit toutes lesmachines : on estimoit le dommage à 2000 liv. sterling,ou 460000 tournois. II y en a plusieurs autres, citées parChiìdrey dans les Transactions Philo! oph. ( Abr. T. II ,pag. 281), 1 Octobre 1250, 13 Janvier 1552, 30Septembre 1555, 10 Mars & 1 Novembre > 570, 6Septembre 1592, vieux style, 8 Décembre 1600 , 26Octobre idoi , nouveau style, 23 Février 1602, 1 Mars1604, 20 Janvier 1607, y Novembre 1630, inondationfameuse en Zélande ; 23 Janvier 1643 , 23 Février1651, 2 Août r < 5 57,22 Août 1658, 24 Mai 1663 ,19 Septembre 1669 ; ôt il observe que le périgée de lalune & la force des vents en font la principale cause.

Parmi ces marées extraordinaires, iì y en a plusieursqui font fort éloignées de féquinoxe ; & à des époquespostérieures on en trouve encore plusieurs autres ; parexemple, celle du 27 Février 1735, qui fe sit sentir àLondres & à Ostende.

Le 1 Novembre 1755, jour du tremblement de terrede Lisbonne , il y eut jufqu’à Saint-Malo un reflux ex-traordinaire de la mer ; mais il ne faut point faire en-trer un pareil événement dans 1 observation des marées.

Le 27 Novembre 1772 , la marée fut si forte à Portsmouth, qu ’on n’avoit jamais vu la mer si haute; une partisdes fortifications de Blockhorfe fut entraînée par l’im-pétuoíité des vagues ( Galette, de Frctnce , pag. 462 ).

Le 23 ôc le 2y Février 1773 , on eut à Granvilleen Normandie , une des plus grandes marées dont on aitmémoire fur cette cote. Le vent de Sud-Ouest étoit si vio-lent, que la mer renversa des ouvrages considérables qu’onavoit entrepris dans ce Port. On parle encore en Langue-doc d’une tempête de la sainte Luce , 1 ; Décembre, la plusterrible dont on fe souvienne ; de même que de cellequi arriva fur la fin de l’hiver 1671. Le 31 Décembre1778, il y en eut une fur les côtes de Normandie, quifrit très-violente ; toutes ces marées extraordinaires fontfort loin des équinoxes.