ET DU REFLUX DE LA MER. i 0 yMais il arrive austì que cet effet du vent survient ouqu'il cesse dans l’intervalle d’une marée , ou depuis labasse mer jusqu a la haute mer ; alors on trouve unemarée extraordinaire, comme celle du 17 Mars 1714.,où la mer n’étoit montée qu’à 19 pieds 9 pouces j ;tandis qu’elle a monté jusqu’à 20 pieds 6 pouces le 13.
Octobre 1717 , ôc à 20 pieds 4 pouces le lendemain,quoique 1’abaissement ces jours-là n’ait été qu’à 2 pieds.
Elle étoit montée à 20 pieds 3 pouces le 29 Novembre1712 , jour où cependant la basse mer resta de 1 x poucesau-dessus du point fixe.
Cette maniéré de séparer faction des vents de cellede la lune, me paroît être du moins une hypothèsepropre à concilier beaucoup de variétés dans les obser-vations. La même différence de 18 pouces se remar-quera dans les quatre points essentiels de l’échelle desmarées, qui est calculée d’après les observations , ôc oùl’on voit les cas extraordinaires séparés des situations gé-nérales de la haute mer ôc de la basse mer.
Ainsi je fuis persuadé que les grandes marées pro-duites par la lune dans son périgée , ne doivent êtresupposées à Brest que de 21 pieds environ (art. y6 ) ;mais on n’en.sera bien assuré que lorsqu’on aura desobservations assez bien circonstanciées pour séparer l’essetde la lune de celui des vents ; ôc nous sommes obligésd’attendre celles que le Ministre a donné ordre de fairedans plusieurs Ports aussi tôt que la paix le permettra( art. 1 y y ).
107. M. Brunings , savant Hollandoís, Directeur des observations decanaux ôc des rivières, qui demeure aux écluses de Hollande.Zwaanenburg , m’a communiqué en 1 774 , lorsque j’é-tois en Hollande, des observations faites au Texel en1771 , tous les jours de l’année, où l’on a marqué laquantité dont la marée s’est élevée au-dessus de la hautemer ordinaire: on y voit que le 2y Janvier au matin,cet excédent alloit à 24( pouces de France , par un ventde N. N. O. ; le 4 il y avoit 28 pouces , par un ventd’Ouest ôc de Nord ; le 17 ôc le 18 Juin 13 ; le premier
Torne IV. O