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aussi (p. ï op ), que la lune à l’équateur , ou dans fa moin-dre distance à la terre , occaíionnoit ordinairement desvents plus forts. Cela sustit pour que je puisse attribuer à cesvents cette augmentation des marées dans les équinoxes.
M. Adanson atteste que les grandes marées du Nigerfur la côte d’Afrique , dont il a été témoin , font arri-vées vers le solstice d’hiver ) ( Koyage au Sénégal , p. 144 ).
On observe dans les nouveaux Mémoires de l’Aca-démie de Philadelphie , que la partie orientale du con-tinent de l'Amérique, ôt la partie orientale du continentde l'Afie, ont beaucoup de rapport entr’elles à pareilleslatitudes, que les mêmes vents y produisent les mêmesfaisons , tandis qu’ils produisent des effets contrairesdans les parties occidentales des deux continens. L’onsaura un jour si les grandes marées qui arrivent souventen Europe dans le printemps ôt dans l’automne, ont lieude même au nord de la Californie ; il est probable qu’ony trouvera les vents de Sud-Ouest , plus forts dans lesmêmes temps de l’année.
iii. On ne peut attribuer à une autre cause que lesvents , ces marées extraordinaires dont nous avons parlé(art. 100), ôt les phénomènes encore plus extraordi-naires qu’on observe de temps en-temps. Par exemple,le 2z Août 1724, la marée, après avoir monté à Portf-•mouth pendant une heure ôt demie, s’arrêta, baissa pen-dant prés de trois quarts-d’heure , ôt remonta ensuite àl’ordinaire. II y avoitlong-temps qu’on n’avoit eu d’exempled’un semblable phénomène, ôt il ne peut s’expliquer quepar les vents.
II en est de même de la singularité qui arriva le 1 zFévrier dans la Tamise , ôt sur laquelle il y a plusieurslettres dans les Transacl. Philofoph. 1756, p. 52 z ôt suiv.la mer ne descendit que de pieds, 4 heurts après leflot ; elle remonta pendant quelques minutes ; elle re-descendit ensuite, mais si peu, qu’il restoit 5 pieds d’eaude plus que dans la plus haute des basses marées ; le ventfut très-fort le matin pendant le flot, ôt il étpit au Sud-Ouest ; mais après-midi pendant l’ebbe, le vent dimh-