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Tome quatrième.
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Fig.

La marée com-mence par le plusbas.

I1§ TRAITÉ DU FLUX

121. Cette détermination du niveau de la mer suffitpour démontrer la formule de la marée totale que donneM. Bernoulli ( pag. ioo ) ; il trouve qu’en nommant sle sinus de la hauteur de la lune , b le sinus total, 6 cM la marée totale , la marée pour un lieu quelconque,

est M. Sa démonstration, qui suppose des séries, est

inutile après ce que nous avons démontré (art. 66 ) \ carl’élévation en F ( fig. z ), au-dessus du point B des basseseaux, est M ss, celle du niveau naturel est j M ( art. 117),donc la différence est l’élévation au-dessus du niveau natu-rel M ss — \ M, ou — — M, ce qui revient au même en

faisant le sinus total &= 1.

122. Après avoir vu ce que c’est que le niveau naturelde la mer , ou le terme moyen des marées, on peutdemander comment doivent se compter les extrêmesd’une marée ; est-ce depuis la descente jusqu’à la montéesuivante , ou depuis la montée jusqu’à la descente ? Celaparoît d’abord indifférent, pourvu qu’on suive toujoursune réglé uniforme ; cependant il semble qu’il y a unpeu plus de rapport, fur nos côtes, de la basse mer à lahaute mer qui la fuit, qu'à la haute mer qui précede ,puisqu’au moment où la cause des marées commenceroitd’agir, elle feroit baisser les eaux fur nos côtes en lesélevant fous l’équateur ; d’ailleurs, les Pêcheurs annoncentsouvent que la mer sera très-haute lorsqu’ils ont remar-qué que le jusan descendoit plus bas qu’à l’ordinaire.II paroît donc que la hauteur totale d’une marée doit semesurer depuis le bas du premier abaissement de la merjuíqu'au sommet de l’élévation suivante, c’est-à-dire, de-puis le plus bas du jusan jusqu’au sommet du flot com-plet ou de la mer étale.

M. de Fourcroy s’est apperçu que quand on mesure ladistance de la basse mer à la plus haute mer précédente,on trouve des différences inégales, & qu’on n’a la hau-teur ni de la premiere marée, ni de la seconde; c’estdonc la haute mer suivante qu’il pense qu’on doit com-