ET DU REFLUX DE LA MER. 141
point d’autre exemple dans ces Observations. On ne peutpas l’attribuer à la proximité de la lune; car elle étoit aucontraire dans son apogée.
D’ailleurs la différence entre l’apogée & le périgée, estbien moindre que celta des syzygies aux quadratures ; sidonc celle-ci ne se fait pas remarquer dans ces observations,celle des distances ne peut pas y être sensible.
Auresle,la différence que produisent la situation de la luneà l’égard du soleil, & ses distances à la terre, est plus petiteque í’eff'et total de la lune ; par conséquent ces différen-ces, quoiqu’elles doivent exister, ne sauroient être biensensibles; d’ailleurs elles sont souvent détruites par les causessecondaires qui ont une si grande puissance fur d'aussi pe-tites marées. Mais chacun pourra discuter ces observa-tions à loisir; j'ai toujours cru qu’on verroit ici avec plaisirla premiere fuite d’observations satisfaisantes qu’on ait faitesfur les marées dans la mer Méditerranée.
i z 6. Dans le détroit de Gibraltar, qui a i o lieues marinesde longueur, & de largeur entre Tarisse & le Cap deMalabare, il y a comme cinq lizieres. Suivant la carte dudétroit, ( Hydrographie françoise de Bellïti , tom. 1 , n° z6,1751 ), la marée commence à porter vers l’Est à 1 i h lejour de la nouvelle lune le long de la côte d’Espagne, dansune lisiere qui n’a pas trois quarts de lieue ; à 2 h dans la se-conde; à i b dans la quatrième, & à io h dans la cinquième,qui est le long de la côte de Barbarie.
A Cadix, la mer est pleine à 2 h.j, ainsi elle doit com-mencer à y monter sensiblement vers l’Est à 10 1 ', si lamarée y vient de l’Océan ; il paroît donc que dans cettelisiere d’Espagne c’est la marée de l’Océan qui se fait sen-tir , & l’on comprend que la mer se glissant le long descôtes doit en effet se porter vers Gibraltar ôt Ceuta.
x 3 7. M. Bernoulli,en parlant de ces cinq lisières, (p. 184)dit que le mouvement de celles qui sont le long des côtes,doit être attribué aux marées de la mer Méditerranée : queles deux partjes qui les touchent immédiatement, ont unmouvement qui tient aux marées de l’Océan ; enfin quela partie du milieu dont le mouvement est constamment vers
Dans le dt-rroitde Gibraltar.