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Tome quatrième.
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1 4 <s ' TRAITÉ DU FLUX

dans le port, tandis quen pleine mer on a Sud-Est ou Sud-

Ouefl.

Ce font ces vents réfléchis qui forment des courans par-ticuliers dans différentes directions; ces courans font tou-jours plus ou moins considérables, selon que le vent ré-gnant force ou foiblit, fans que leau de la rade en soit sen-siblement agitée. II y a apparence quun petit vent de terrepassager , qui fe fit sentir à Marseille le 2- Juin 1725, dé-termina quelquun de ces courans à porter vers le S. E. ouque le golfe de Lyon étant moins soutenu par le S. E. lamer sassaissa & fit une double oscillation qui remplit leport pendant quelques minutes. II a pu arriver aussi quela situation E. O. du bassin étant oblique à légard du cou-rant, & abritée par le fort Saint-Jean , leau du bassin aitété dabord déterminée à suivre le courant en sabaissant deij à 20 pouces, & soit remontée bientôt, parce que lecourant donnant contre la roche côtiere jufquà la tête deMore , les eaux sy font élevées de 6 pieds, & ont produitf élévation dans le bassin du port de Marseille.

143. En suivant la Méditerranée, on ne voit aucun en-droit lon ait observé les marées, si ce nest à Venise. Onremarque dans le golfe Adriatique un courant qui entre lelong des côtes Orientales, & fort le long des côtes deVenise & de Ravenne, comme lobserva Montanari dansun Mémoire qui est imprimé dans le quatrième volumedu Recueil des Auteurs qui ont écrit fur le mouvement deseaux, édition de Florence 1768. Ce courant fait trois 01*quatre milles par jour. Ce mouvement est peut-être une fuitedu mouvement général de la Méditerranée, qui entre parle détroit de Gibraltar, le long de la côte dAfrique juf-quen Egypte, ôc revient par les côtes dItaiíe, de France& dEfpagne. (Hydrographie de Fournier , Mémoires delAcad. 1775).

A u fond du golfe Adriatique, on distingue des maréesrégulières, comme je lai expliqué dans mon Voyage enItalie, tome VIII, p. 12, parce que les eaux accumulées& retenues dans un espace étroit, y montent assez pourque la marée soit sensible.