ET DU REFLUX DE LA MER. , 47
144. A Venise rétablissement du port est à io h y, la Marées à Venise"hauteur moyenne de la marée est de 2 pieds de Venise,
( ce pied a 10 lignes de plus que le pied de France) ; dans lessyzygies, les marées vont jusqu’à z pieds ou zs, ôc l’on acoutume de les attendre pour faire entrer les gros vaisseaux.
II y a des tempêtes où la mer monte jusqu’à 6 pieds. Dans lesquadratures, la marée moyenne est d’un pied 6c un tiers,quelquefois elle ne va pas à 3 pouces. M. Toaldo, habileAstronome de Padoue, a donné des Tables qui contien-nent le résultat des observations faites par M. Temanza,depuis 1731 jusqu’à 175 5,6c par M. Miotti en 1767. NovaTabula Bar omet ri JE jusque, Maris , 1763. Philos. Transac~dons 1777 , P • 148.
Quand on s’éloigne de Venise , en se rapprochant de laSicile, les marées font de plus en plus petites, 6c l’on ne-les distingue plus quand on est sorti du golfe Adriatique.
143. M. de Chabert étant occupé en 1766, à déterminer »les positions de la côte Orientale du royaume de Tunis, ap-- perçut les marées au fond du golfe de Gabès, lat. 34®.long. 28°. 6c il les avoít dé j a reconnues avant que d’êtredans le Golfe.
«C’est-là, dit-il, que j’éprouvai le plus sensiblement la» marée, que j’avois dé j a reconnue depuis les Querquenis;
» elle est très-réglée dans tout ce Golfe, 6c distincte de» l’esset des vents du large ou de terre qu’on voit dans d’au-» tres golfes de la Méditerranée. Lorsque j’abordai aux isles Sur la côte de» de Psaila le 13 Août, vers 1 1 heures 6c demie du matin, Tunis,
» jour où la lune étoit en quadrature, la mer commençoit» à baisser ; 6c quand après mon observation je voulus re-» tourner à mon bord, ma chaloupe se trouva tout-à-fait» échouée, il fallut attendre le retour du flot. La diffé-» rence de hauteur de l’eau de la haute à la basse mer ,
» -fut ce jour-là d’environ trois pieds, mais la hauteur du» rivage en fable aride , indiquoit que dans les grandes ma-» rées cette différence peut être de cinq pieds ».
La marée se fait encore sentir visiblement sur toute la côte,à l’Est du golfe de Gabès, 6c même jissqu’à celle du golfe dela Sidre ; mais l’eftet en étant moindre, on distingue diffici-,
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