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Tome quatrième.
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ET DU REFLUX DE LA MER.ai dit assez pour prouver que le fait est très-naturel ôc très-vrai.

M. de la Condamine a remarqué dailleurs quil y a dansce grand fleuve deux courans opposés quon observe dansle temps du flux , lu n à la surface de leau, lautre à quel-que profondeur ( comme nous lavons dit du détroit deGibraltar,) ôc deux autres courans, dont lun remonte lelong des bords du fleuve, ôc saccélere, tandis que lautreau milieu du lit de la riviere, descend ôc retarde. Enfin ily a dans certains endroits deux courans opposés qui ferencontrent dans le voisinage de la mer, comme dans descanaux de traverse, qui se forment naturellement, leflux entre à la fois par deux côtés opposés. Une partie deces faits navoit pas été observée, ôc auroit fourni à M. dela Condamine le sujet de beaucoup dobservations curieu-ses, ainsi que les divers autres accidens des marées fansdoute plus fréquens ôc plus variés quailleurs dans un fleuve elles remontent à une plus grande distance de la merqilen aueun autre endroit du monde; mais cela eut de-mandé un long séjour dans chaque lieu , ôc un délai quine saccordoit pas avec la juste impatience étoit M. dela Condamine, de revoir la France, après une absence quiavoit j a duré près de neuf ans. Nous parlerons bientôtdun autre phénomène singulier, quil observa près de lem-bouchure de la riviere des Amazones (200).