ET DU REFLUX DE LA MER.ai dit assez pour prouver que le fait est très-naturel ôc très-vrai.
M. de la Condamine a remarqué d’ailleurs qu’il y a dansce grand fleuve deux courans opposés qu’on observe dansle temps du flux , lu n à la surface de l’eau, l’autre à quel-que profondeur ( comme nous lavons dit du détroit deGibraltar,) ôc deux autres courans, dont l’un remonte lelong des bords du fleuve, ôc s’accélere, tandis que l’autreau milieu du lit de la riviere, descend ôc retarde. Enfin ily a dans certains endroits deux courans opposés qui ferencontrent dans le voisinage de la mer, comme dans descanaux de traverse, qui se forment naturellement, où leflux entre à la fois par deux côtés opposés. Une partie deces faits n’avoit pas été observée, ôc auroit fourni à M. dela Condamine le sujet de beaucoup d’observations curieu-ses, ainsi que les divers autres accidens des marées fansdoute plus fréquens ôc plus variés qu’ailleurs dans un fleuveoù elles remontent à une plus grande distance de la merqil’en aueun autre endroit du monde; mais cela eut de-mandé un long séjour dans chaque lieu , ôc un délai quine s’accordoit pas avec la juste impatience où étoit M. dela Condamine, de revoir la France, après une absence quiavoit dé j a duré près de neuf ans. Nous parlerons bientôtd’un autre phénomène singulier, qu’il observa près de l’em-bouchure de la riviere des Amazones (200).