24 o TRAITÉ DU FLUX
la hauteur de chacune , il en forma une table ; il cherchade plus la hauteur du Quai par le nivellement ; 6c pourêtre encore plus sûr, il la mesura avec une longue réglé;ensuite , comme ce Quai n’est pas d’aplomb , 6c qu’il s’enfaut environ 2 pouces par pied, il détermina la hauteurperpendiculaire par la trigonométrie en calculant untriangle rectangle , dont le côté mesuré étoit l’hypoté-nuse. Cela sit la vérification de cette partie de son ni-vellement , qui se trouva juste à une ligne près, fur uneélévation perpendiculaire de plus de 24 pieds, 6c ilappliqua aux Observations une correction relative à lahauteur de chaque assise.
Qand la mer étoit à son plein , l’Observateur remar-quoit combien il restoit d’assiiès découvertes, 6c combienil restoit de découvert de Tassise où elle parvenoit : enretranchant cette hauteur de la hauteur totale, depuis laplatte-sorme de l’escalier jusqu’au dessus du cordon , ilavoit l’élévation au-dessus de son point fixe, qui ajoutée àrabaissement observe', lui donnoit la différence de la hauteà la baffe mer.
Lorsque la mer étoit agitée, on ne pouvoit pas ob-server directement au-dessus du point fixe de 1 escalier.Pour remédier à cet inconvénient qui eût fait manquer
Î duíieurs Observations, M. le Fer de Beauvais rapportae niveau du cordon du Quai fur un autre Quai assez loindelà, où la mer étoit tranquille lorsqu’elle étoit agitéeau premier endroit, 6c réciproquement ; ce qui lui donnalieu de connoître toujours l’élévation de la marée, 6c devérifier son Observation lorsqu’il sa i soi t calme. II est rarequ’un Amateur seul au fond dune Province, 6c par purzele pour les sciences, prenne autant de peines pour desObservations, quelque utiles qu’elles soient.
163. La rade de Solidor, qui est à une demi-lieue deSaint-Malo , à l'embouchure de Rance, est l’cndroit oùil faudroit se transporter pour faire aisément les Obser-vations fur les marées, parce qu’elle n'assèche jamais ,aulieu que la mer se retire loin de la Ville 6c des for-tifications voisines,
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