ET DU REFLUX DE LA MER. 25.les dernieres heures du flux, avant la pleine mer, la vitesseaugmente ; la mer entre ôc s’éleve plus vite 6c en plusgrande proportion que pendant les premieres heures ;de même, la mer s’abaisse, ôc se retire des côtes dansles premieres heures beaucoup plus vite qu’elle ne faitpendant les dernieres heures de fa descente , 6c immé-diatement avant la basse marée ( Dom Mann , Mém. deBruxelles , tome I, pag. 130 6c suiv. ).
174. La marée extraordinaire du 2 Janvier 1767,'occasionna un Mémoire intéressant fur les marées de lacôte de Flandre, par M. de Fourcroy de Ramecourt,qui a paru cette année 1780, dans le huitième vol. des Mé-moires présentés à /’Académie , par des Savans Etrangers , ony trouve le résultat de plusieurs années d’Obfervations,faites à Dunkerque, à Gravelines ôc à Calais, par d’an-ciens Matelots logés près des Ecluses , où il y a deséchelles graduées en demi-pieds , comme celles du PontRoyal ôc du Pont de la Tournelle à Paris ; on en trouverale résultat dans les tables ci-après, ainsi que celui desanciennes Observations faites à Dunkerque, 6c rapportéesdans les Mémoires de 1710. Mais comme on ne peutobserver que la haute mer à Calais, M. de Fourcroya supposé que la basse mer des vives eaux étoit de 3pieds plus bas que le point fixe, fur lequel on mesurede tout temps à Calais la hauteur du flot ; 6c cela, d’a-près des informations faites vers 1730, pendant deux an-nées de fuite, qu’on prit des sondes en vives eaux ; ce quidonne 18 pieds 5 pouces pour la marée moyenne des syzygiesà Calais, ( pag. ;8p ), elle est la même à Gravelines.
A Dunkerque , tous les Officiers du Génie assurentqu’elle n’est que de 17 pieds 6 pouces. II paroît quec’est la même chose à Ostende.
D’après ces données, au défaut d’un nivellement actuel,M. de Fourcroy a dressé un profil qui représente toutesles hauteurs de la pleine mer fur cette côte de 18 lieues,comme si le coup de pleine mer étoit instantané ; il yL rapporté les hauteurs des terres de la Flandre Fran-,