ET DU REFLUX.DE LA MER. 265vers le Midi du côté de la France. Au-deíìous de Katwykà Scheveningen, vis-à-vis de la Haye, environ 8 milles auSud-Ouest fur la même côte, la marée arrive 13' plutôt. ATer-Heïde, 5 milles plus loin, où il y a une fameusedigue de fable, 30' plutôt qu’à Katwyk; enfin , à l’em-bouchure de la Meuse, 7 milles plus bas, on a la maréeencore un quart-d’heure plutôt, ou 43' avant celle deKatwyk.
184. Voici un extrait des Observations faites vers Katwykfur la côte de Hollande, qui m’ont été communiquéespar M. Brunings , où l'on voit en pouces du Rhin la hau-teur de la marée au-dessus du Peil d’Amsteldam, & ladépression au-dessous, avec la force des vents ; en suppo-sant 1 6 degrés de force pour le plus grand vent, à lamaniéré de Mussenbroek. On y voit une marée de 56pouces le 20 Septembre 1766, vers í’équinoxe, & unede 7y le 14 Janvier 1767 , après le solstice; quoiquedans celle-ci le vent fut à l’Est ôc la lune apogée.
Le 28 Février 1767 , on voit 82 pouces de marée,la parallaxe n’étant que de 57', ôc le 29 Avril 7 6 poucespour 59' de parallaxe ; on voit ici une marée plus forte ,quoique la lune fut plus près de la terre, ôc plus près del’équinoxe ; mais le vent d’Ouest ou de Nord-Ouest, étoit
Í )lus fort le 2S Février; ôc l’on a vu ci-dessus combienes vents influent fur les marées vers cette côte de Hol-lande, qui d’ailleurs, est exposée au vent de Nord-Ouest,sans être abritée par aucune anse ni aucun promontoire.L’esset du vent est beaucoup moins sensible a Brest ; aussiles Observations faites dans ce dernier Port, m’ont parubeaucoup plus décisives pour la théorie ; c’est ce qui m’adéterminé à publier toutes celles que j’ai pu recouvrer ,ôc qu’on a vues ci-dessus.
J’aurois rapporté un plus grand nombre de celles de Hol-lande , mais les temps n’y font pas marqués avec assez deprécision pour que cela puisse servir à la théorie des marées;ç’en est assez pour faire juger de la quantité des marées, ÔCde l’influence des vents fur cette côte.
Tome, IV,
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