21 o TRAITÉ DU FLUX
Dans les îles qui font à l’Occident de l’Ecoffe, versBerneray, il y a une variation , ou réciprocationsingulière des marées , quatre jours avant ôc aprèsles quadratures. Alors le flux ôc le reflux portentl’un ôc l’autre à l’Est pendant 12 heures, ôc à l’Ouestpendant les 12 heures suivantes, tandis que dans lesautres jours, le flot porte à l’Est 6c le jusant à l’Ouest(Philos. Tranj. i66<; , n°. 4).
M. Murdoch Mackenzie a donné un détail des cir-constances qui s’observent dans les marées des îlesOrcades ou Orkney, ôc des côtes septentrionales del’Ecosse, avec quelques Observations des hauteurs faitesen 1748 (Philos. Trans. 1749 , n°. 492 , Abr. p. 577 ).
L’eau commence à monter 6c à descendre le long desrivages plutôt qu’au large.
Dans les grandes marées, l’eau reste à fa plus grandeélévation, 6c à fa plus grande dépression environ unedemi-heure ; dans les petites marées, une heure ôc demie.
Le mouvement est accéléré pendant quatre heures,ensuite il diminue.
Les plus grandes ôc les plus petites marées ont lieucommunément le troisième ou le quatrième jour aprèsles syzygies 6c les quadratures.
Les vents d’Ouest ôc Sud-Ouest produisent le plus grandflot ôc le plus petit jusant; les vents de Nord ôc Nord-Est, font le plus petit flot ôc le plus haut jusant.
Lorsque le vent a fait monter le flot plus qu’à l'or-dinaire ; le jusant qui suit est moins bas qu’il n’auroít été.Mais quand le flot ne monte que par l’action de la lune,Je jusant suivant monte à proportion.
Les grandes marées font ordinairement de 8 pieds'Anglois, ôc les petites de sl pieds; mais les premieresvont quelquefois jufqu’à 14 , ôc les dernieres ne fontdans certains cas que de 2 pieds.
Le niveau des basses eaux des petites marées, est en-viron z pieds au-dessus des basses eaux des grandesmarées. Cette différence est de 8 pieds à Brest, ce quiçst dans la même proportion,