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Tome quatrième.
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Z54 ORIGINE DES CONSTELLATIONS

plus quil paroîtroit étrange, que parmi cette foule 6smonumenr, souvent bizarres, qui nous viennent de cettehaute antiquité , ôc que lon convient être tous symbo-liques , les caractères astronomiques fussent les seuls quine signifiassent rien. Cette conséquence toute naturelle ,qui résulte de la connoissance que nous avons du géniede ces peuples, reçoit encore un nouveau degré de forcedu témoignage dun des plus savans hommes de lanti-quité. Macrobe ( Saturnal . Liv. I, chap. 17 ôt ch. 21),clans lexplication quil nous donne des douze signes duZodiaque, suppose que chacune de ces figures est unsymbole de la marche ôc des effets du soleil ; ses expli-cations , il est vrai , ne sont pas toujours heureuses ; maisil y en a au moins deux le génie symbolique paroît2 découvert. «Voici, nous dit-il, les motifs qui ont fait» donner aux deux signes que nous appelions les Portes» du Soleil, les noms de Chèvre sauvage ôc dEcrevisse.» LEcrevisse est un animal qui marche à reculon , ôc obîi-» quement;de même le soleil, parvenu dans ce signe , com-» mence à rétrograder ôc à descendre obliquement. Quant» à la Chevre, sa méthode de paître est de monter toujours,'» ôc de gagner les hauteurs en broutant ; de même le soleil,»> arrivé au Capricorne , commence à quitter le point le» plus bas de fa course pour revenir au plus élevé ».

LEcrevisse, suivant Macrobe, nest donc point une deces figures arbitraires tracées au hazard dans le Zodiaque ;elle est le symbole naturel dun mouvement rétrograde. LeCapricorne lest également dun mouvement ascendant,ou de lélévation ; car cest lidée que nous présente cetanimal, qui sc plaît à paître fur la cime des rochers. Laposition respective de ces deux symboles , qui dans leZodiaque, sont tellement disposés, que lun étant à vnsolstice, le second a nécessairement occuper Jautresolstice, ajoute encore un nouveau degré de vraisemblance2 lidée que chacun de ces signes présente séparément,ôc la probabilité devient très-forte par la réunion desvraisemblances.

Le raisonnement que nous avons fait fur les deux era-